2012/08/08

En toute objectivité...

Lippo One et Lippo Two (Ne commencez pas à rire, c'est bien ainsi qu'elle s'appelle) ne sont pas des jumelles hors pair. A travers elles, vous voyez le reflet de ce que semble être Hong Kong : une jungle de buildings, tout de verre et d'acier, et certaines, d'acier bien trempé. Qu'ont-ils d'extraordinaires ces mastodontes pour mériter un article ? Mis à part leur design, pas grand-chose. Cependant, où qu'on soit, ils sont le rappel de cette urbanisation massive, de cette population immense et grouillante, de l'intense et brûlante activité d'Hong Kong qui, de jour ou de nuit, ne cesse de vivre, paraît éternelle tant jamais elle ne s'éteint. Car alors que paraît s'estomper la grisaille diurne dans l'obscurité croissante, les innombrables tours se mettent à scintiller de mille feux, pour la joie des touristes qui, de hauteur en hauteur, croient observer un ciel étoilé, éclairant les moindres recoins d'une métropole qui n'en manque pourtant pas. Jamais ne s'interrompt cette pesanteur de l'air oppressant, même lorsqu'à la faveur de la nuit, les climatiseurs demeurent la seule source de fraîcheur que l'on pourra espérer. Assoiffé par la pollution des interminables files de véhicules, jamais ne se taisant, heureux celui qui saura trouver une once de quiétude pour reposer ses oreilles abasourdies et laver les moiteurs de son front blême.
Il ne s'agit d'un rêve étrange et pénétrant, seulement la douce réalité d'Hong Kong, le Port Parfumé, qui vous enlace et vous saisit de ses effluves multiples. Un aspect de cette diversité exotiques est le Hong Kong Park


Alors que vous entrez, deux fontaines, reliée par un canal, vous accueillent. L'une, sous laquelle vous pouvez vous installer, vous procure ombre et fraîcheur ; l'autre, au bord de laquelle vous pouvez vous asseoir, est un lieu plaisant pour discuter au son de l'eau qui s'écoule.


La flore elle-même vous emporte par sa beauté inconnue. Cela fait 400ans que ce bulbe écoute le chant des oiseaux. Au pied de cette violette fragilité, les hauts buildings dont le reflet jamais ne disparaît, perdent de leur puissance et deviennent eux-aussi un simple prolongement de la terre. Ils offrent un contraste saisissant et commercial, par l'accord duquel, faisant rayonner plus intensément les couleurs des plantes, ils gagnent en prestance et majesté. La fleur et le prince se sont apprivoisés.
La faune, elle, n'est pas en reste. Assis au bord de l'eau, charmé par les parfums suaves et les mélodies joyeuses, vous pouvez contempler la palette chromatique des poissons du parc. Ci ou là, une tortue avance, symbole de longévité, de l'éternité du pays. Un poisson doré de cette richesse propre à la ville se laisse porter, au côté de son homologue bien pauvre en couleur, d'un noir bien sobre.


Hong Kong Park n'est pas le paradis au milieu d'un enfer, il ne fait pas la beauté d'Hong Kong. HKP fait partie de la beauté d'Hong Kong, dans toute sa diversité, dans la multiplicité des possibilités, dans cet équilibre trouvé entre le travail harassant et le repos bienfaisant, dans la juste harmonie des paysages et de leurs richesses. Qui pourrait dire qu'Hong Kong correspond uniquement à la description du début ? Personne. Car Hong Kong est bien plus.

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