2013/01/11

HKH n°15 : Faste repas

Aujourd'hui, voici un article sur une tradition culinaire d'Hong Kong : le Hot Pot.
J'ai eu l'occasion d'en goûter à 3 ou 4 reprises, dans des contextes différents.
Mais c'est un repas typiquement hivernal. Ce mois de janvier me paraît donc tout indiqué pour vous en parler.

Contexte : Avant de rentrer dans le vif du sujet, je peux vous affirmer que c'est un repas qui est toujours très convivial. 
Enfin presque toujours. J'imagine qu'il y a des ratés parfois. Je pense à la scène dans les Bronzés font du ski pendant laquelle Marius met du fil dentaire dans la fondue, avec les conséquences que vous connaissez*.
Bon, bah c'est peut-être pareil de temps en temps avec le Hot Pot puisque cela ressemble fort à une fondue, si bien qu'on pourrait appeler ça une fondue chinoise. Mais dans l'absolu, une fondue est conviviale.

Introduction : C'est un repas d'hiver, parce que c'est chaud, et un peu lourd. Après, il y en a qui font des raclettes, fondues et tartiflettes en été, mais en général, ce ne sont pas ceux qui vont à la plage (difficile de nager) ! Même chose pour le Hot Pot.

Développement : Comme vous pouvez le voir sur les photos, il s'agit d'une casserole posée sur un feu (un petit feu), dans laquelle on met plein de trucs. C'est la différence avec les exemples franco-français pré-cités : on sait ce qu'on met dedans.
En fait, là aussi, on sait ce qu'on met dedans, mais on ne sait pas forcément ce qu'on va en retirer.

Il y a des légumes, de la viande, du poisson, des herbes (aromatiques), des dim sum** ou encore de la salade, etc. Au fur et à mesure du repas, chaque aliment laisse un peu de son goût dans la casserole et récupère celui des autres, même si les herbes aromatiques ont bien évidemment la prédominance. Heureux mélange.

Au début, chacun met ses trucs personnellement dans la casserole puis plus le repas avance, plus il y a de nourriture dedans. Alors ça devient "Servez-vous, prenez ce qu'il y a !".
En parallèle, dans votre bol, vous vous créez votre propre sauce. Un peu au hasard. Surtout quand vous ne connaissez pas le goût des différents ingrédients proposés. Simplement, quand vous voyez des grains rouges, vous supposez qu'il ne vaut mieux pas trop forcer sur la dose.

Source
 Les deux photos présentent deux types de casseroles. Il y en a une qui est mono-sauce. Et l'autre est bi-sauces. Dans la casserole bi-sauces, c'est comme pour les grains rouges au moment de la conception de votre sauce : vous savez à peu près à quoi vous attendre en plongeant votre morceau de viande dans la sauce rouge. J'ai les yeux qui pleurent rien que d'y penser...

De quoi sont composés le contenu des casseroles ?
Il s'agit d'eau chaude, à laquelle on ajoute des herbes aromatiques en fonction du goût que l'on veut obtenir et du degré d'épices. Je suppose que certains mélanges seront peut-être plus adaptés pour les poissons, d'autres pour la viande par exemple, et d'autres seront plus universels.

Conclusion : Je pense avoir fait le tour du sujet. A moins que vous n'ayez d'autres questions. Pour résumer, au-delà de l'aspect formel du Hot Pot, il faut quand même dire et re-dire que c'est délicieux, et très convivial. J'ai passé, chaque fois, un excellent moment. Et je suis heureux de vous l'avoir partagé. Puissiez-vous y goûter un jour.







* N'ayant pas retrouvé la scène en question après de maigres recherches, je vous laisse une scène en bonus
** J'expliquerai plus en détail une prochaine fois, mais il s'agit de spécialités hongkongaises qui sont en fait des "bouchées" : vous avez une grande variété de ces "bouchées", qui se mangent comme telles ou qui peuvent être utilisées pour le Hot Pot.

2 commentaires:

Cédric a dit…

J'aime ton humour, Côme, et ton style d'écriture!

Côme de Jenlis a dit…

Merci, je suis touché ! J'ai essayé d'évoluer un peu depuis l'époque de la Tour Montparnasse Infernale...
Merci aussi pour ta fidélité !