2013/03/19

Hors-série n°11 : Le cerf altéré et l'arbre près du ruisseau

Avançant en silence dans l'immense étendue d'une bienfaisante solitude, il se recueille, celui qui cherche son Dieu.
Perdu dans l'immensité de ce qui l'entoure, il ferme les yeux pour sentir la présence de son amour. 
Je ne suis qu'un bric-à-brac, de bric et de broc, et je n'ai que les couleurs de mes breloques pour apaiser les douleurs de ma carcasse. 
Je ne suis qu'un pauvre épouvantail dont le sourire amuse ou révulse. Tout tordu, mal vêtu, j'avance têtu dans un surplace burlesque, entravé par mon bâton de marche qui m'attache de la tête au talon. 
Mon Dieu m'y arrache et j'avance à tâtons sur l'unique voie, guidé par la seule voix de celui qui me connaît, que je ne reconnais. 
Je me détourne et veut habiter loin de ta maison Seigneur, en équilibre sur des pilotis, mais en déséquilibre sur un piloris. 
Je me retourne et s'élève jusqu'à moi un suave parfum qui m'enchante d'une douce nostalgie. Ô mon Dieu, encore une fois tu sauves le pantin qui déchante d'une dure léthargie. 
Enfin je reviens, pour t'offrir la fleur de ma vie, dont les pâles reflets s'éteignent si vite. 
Mon âme retrouve le repos, et monte vers toi comme l'encens, portée par le creux de mes mains, tendant les derniers soubresauts de ma vie à celles qui viendront la butiner.
Le nectar de ta Parole sera pour mon prochain avec ce que tu auras fait de moi. Et la fleur, à nouveau, germera...

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